Table littéraire du 14 mars 2015

Nouvelle de Milan Bunjecac + Lectures diverses
mardi 17 mars 2015
par  Le webmestre
popularité : 41%

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La Berge Sud

Milan BUNJEVAC
L’Harmattan 2014

Proposé par Milan

Milan BUNJEVAC nous donne d’abord quelques éléments biographiques. Naissance et études en Yougoslavie, puis thèse à Strasbourg. Le théâtre a été son « premier amour ». Il s’est beaucoup consacré au théâtre amateur quand il était lycéen, dans une troupe qui existe toujours. Puis dans un théâtre professionnel. Ce sont alors les premiers écrits pour le théâtre, la poésie, la prose. Il traduit les autres. Et écrit tantôt en serbe, tantôt en français, écrits qu’il transpose ensuite d’une langue à l’autre. « Le Bredin » nouvelle parue sur le site de l’association est dans le registre du « réalisme magique » et se situe entre Paray-le-Monial et l’Aveyron. Milan BUNJEVAC tente d’être sur le fil du rasoir entre réalisme et fantastique, sans jamais verser d’un côté ou de l’autre. Les questions ont tourné autour de son travail d’écriture _ la langue est d’une précision absolue_, de ses intentions. Merci pour votre intervention, Milan.

Sur la photo Marie-Hélène LAFON Buchet Chastel 2003Les derniers indiens Marie-Hélène LAFONGallimard 2008Mo Marie-Hélène LAFONBuchet Chastel 2013JosephMarie-Hélène LAFONBuchet Chastel 2014
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Proposés par Christiane

Ils ont des prénoms différents, sont souvent issus du Cantal ; ils tracent leur vie dans le même paysage rural, de brumes, ou apprennent le bitume parisien. Marie-Hélène LAFON est un écrivain de sillons « Je travaille comme je laboure ». Toujours très près de l’humain. Cette spécialiste de Flaubert a beaucoup tardé à écrire, ne s’en sentant pas capable. Avec pour objectif, être le plus dense possible avec les moyens les plus simples. Et elle y parvient brillamment.

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Joseph Marie-Hélène LAFON Buchet Chastel 2014

Proposé par Arlette

Parmi les livres lus récemment, un livre émerge « Joseph » de Marie-Hélène LAFON. Contre toute attente, ce personnage s’impose. Le portrait d’un ouvrier agricole du Cantal, synthèse de plusieurs « Joseph », un homme qui voit, qui observe la vie des autres, lui qui a vécu chez les autres, d’une ferme à l’autre, sans chez soi. Le livre évoque ses gestes, ses mains, son labeur, ses soins aux bêtes, son savoir-faire, sa compétence, son honnêteté. Il y a bien eu une mère, un frère parti à la ville, une femme avec laquelle il n’aura pas « fait maison », une période d’alcoolisme. Nous sommes dans un monde qui se termine : « le fils fréquente » et il sent que ce fils en reprenant la ferme n’aura plus besoin de lui.

Une écriture à l’os. On est dans l’essentiel. Aucun misérabilisme et une dignité à toute épreuve.

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Un été à Bluepoint Stuart NADLER Albin Michel 2015

Traduit de l’anglais (Etats-Unis) « Wise Men » par Bernard Cohen


Proposé par Sabine

Un été à Bluepoint est une saga qui s’étend sur une soixantaine d’années où l’histoire d’une famille se confond avec l’Histoire des Etats-Unis. La famille est celle d’Arthur Wise, avocat devenu célèbre, qui possède une maison à Bluepoint, à Cap Cod, symbole de la réussite sociale. A Bluepoint, en même temps que la maison, la vue sur l’océan, la famille prend possession de Lem Dawson, le « boy » noir, en ces années où l’Amérique n’en avait déjà pas fini avec le racisme. Hilly, le fils de 17 ans, s’entend bien avec Lem, il tombe même amoureux de Savannah, la nièce de celui-ci. Mais peut-on s’aimer dans l’Amérique des années cinquante quand on est un blanc et une noire, un riche et une pauvre ?

Stuart NADLER est un jeune écrivain de moins de 35 ans, il signe là un premier roman ambitieux, avec du souffle.
http://blogs.lexpress.fr/les-8-plum...
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L’art presque perdu de ne rien faire
Dany LAFERRIERE, de l’Académie françaiseGrasset 2014

Proposé par Dany
http://blogs.lexpress.fr/les-8-plum...
La nonchalance est une affaire de connaisseur. « J’étais devenu un spécialiste mondial de la sieste », nous révèle Dany LAFERRIERE dès le début de son livre. Cela n’interdit pas de lire et de réfléchir – la sieste y est, au contraire, propice. Elle permet aux pensées de jaillir, s’attachant aux petites et aux grandes choses, aux rêves et aux lectures. L’auteur nous parle d’Obama et de l’Histoire, de ses premières amours nimbées d’un parfum d’ilang-ilang, de Salinger et de Borges, de la guitare hawaïenne, du nomadisme et de la vie – car cet Art presque perdu de ne rien faire est, ni plus ni moins, un art de vivre.

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Pas pleurer
Lydie SALVAYRE Seuil 2014

Proposé par Pierre

Ce livre est empli de bruit, de fureur, de larmes, de sang. Il relate un épisode de la vie d’une « mauvaise pauvre », Montse, la mère de Lydie SALVAYRE, de juin à août 1936 en pleine guerre civile espagnole. Seul moment de sa vie dont cette dame se souvient encore. Elle vit alors dans un tout petit village de haute Catalogne, dans une révolution qui libère la parole. Elle arrive à Barcelone avec son frère, et vit à fond cette période. Elle tombe amoureuse, puis enceinte, elle est contrainte d’épouser un autre homme. Le livre croise cette voix avec celle de Georges Bernanos qui se trouvait alors aux Iles Baléares et qui dans « Les grands cimetières sous la lune » dénonçait la terreur exercée par les nationaux avec la bénédiction de l’Eglise catholique contre les « mauvais pauvres ».
La langue est empreinte de « franiol », une langue que sa mère a parlé toute sa vie, avec des structures espagnoles greffées sur le français.

Prochain rendez-vous : Samedi 11 avril 2015 à 16h45 avec pour thème « Lectures ouvertes »


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