Table littéraire 11 octobre 2014.

dimanche 19 octobre 2014
par  Le webmestre
popularité : 89%

THEME : le polar

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Lars KEPLER, L’Hypnotiseur, éditions Actes Sud 2010.

Chez « Actes Noirs » L’Hypnotiseur (2010 ; Babel noir n° 84) constitue la première enquête de l’inspecteur Joona Linna, qui sera suivie de deux autres ouvrages.

Résumé :
Erik Maria Bark, un psychiatre spécialisé dans le traitement des chocs et traumas aigus, a longtemps été l’un des rares véritables experts de l’hypnose médicale. Jusqu’au jour où une séance d’hypnose profonde a mal, très mal tourné. Depuis, il a promis de ne plus jamais hypnotiser. Jusqu’à cette nuit où l’inspecteur Joona Linna lui demande son aide. Josef, un adolescent, a assisté au massacre de sa famille. Il vient d’être hospitalisé, inconscient et en état de choc. Mais il est le seul témoin du carnage. Ce qu’Erik ne sait pas, c’est que la vérité que porte Josef va changer sa vie et qu’en réalité, c’est pour lui que le compte à rebours vient de commencer.

- Intrigue, rythme effréné, richesse des personnages, écriture au couteau, nous avons là toute la panoplie d’un thriller palpitant. Certains passages sont un peu « gore » avec une description poussée des cadavres. Les mères ne sortiront pas indemnes de cette lecture…
Conseillé par Marie-Anne

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Tony HILLERMAN, Là où dansent les morts, éditions Rivages Noir 1996.

Tony Hillerman (1925-2008) est un auteur américain de romans policiers ethnologiques et d’essais. La plupart de ses romans se passent dans la région des « Four Corners (les Quatre Coins) à la frontière du nouveau Mexique et de l’Arizona : les protagonistes en sont Joe Leaphorn et Jim Chee de la police tribale Navajo.

Résumé :
Deux adolescents disparaissent aux abords du pueblo Zuñi alors que l’un d’entre eux devait incarner le Petit Dieu-du-Feu lors des cérémonies de Shalako. L’autre est un jeune Navajo un peu bizarre qui nourrissait le projet de devenir Zuñi. La seule trace trouvée par les enquêteurs est une considérable quantité de sang qui laisse présager le pire. On demande au lieutenant Leaphorn de tenter de localiser le jeune membre du Dinee. Le policier navajo va d’abord entrer en contact avec un archéologue qui mène des fouilles près du pueblo et que les enfants visitaient souvent. Puis il se rend dans une communauté de hippies voisine où il va faire une très étrange rencontre...
- Derrière le meurtre qui est somme toute assez anecdotique, nous avons un récit ethnographique de la vie des Indiens. Dans chaque polar on retrouve les mêmes protagonistes si bien que l’on vieillit avec les personnages. Ce livre se trouve à l’opposé des thrillers suédois qui sont trop violents. A travers ce polar, nous avons envie d’en connaître davantage la population indienne.
Conseillé par Arlette

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Volker KLUPFEL et Michael KOBR, Rauhnacht, kluftingers fünfter fall, collection PIPER 2009.

Résumé :
Dans leurs Allgäu-Krimis, les deux auteurs mettent en scène le commissaire Kluftinger, personnage principal de la série, à l’instar d’Hercule Poirot chez Agatha Christie. Mais ici nous avons affaire à un anti-héro. Kluftinger adore les Käsespätzle (pâtes au fromage) et aime être tranquillement dans son canapé devant la télé le soir. Il ne rate pas une occasion d’être ridicule, souvent par sa faute, bien sûr. En parallèle à l’enquête, nous participons toujours à la vie privée de ce commissaire, tiraillé entre sa femme, une mère autoritaire qui le traite toujours comme si c’était encore un petit garçon et le Dr. Langhammer, le mari détesté de la meilleure amie de sa femme. Bref, « Klufti », comme ses collègues l’appellent affectueusement, est le spécialiste du Fettnäpfchen par excellence.
- Véritable best seller en Allemagne, Rauchnächte constitue le cinquième volume de la série. Ici le commissaire se retrouve dans un hôtel de luxe avec une enquête de meurtre à résoudre.
Conseillé par Meike

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Victor DEL ARBOL, La Maison des chagrins, éditions Actes Sud 2013.

Résumé  :
Eduardo tente de survivre dans un appartement sans âme, grâce à l’alcool et aux psychotropes que lui prescrit la psychiatre chargée de sa réinsertion. Il vient de purger une peine de prison pour le meurtre du chauffard qui a tué sa femme et sa fille, voilà quatorze ans. Peintre autrefois coté, il gagne sa vie en exécutant à la chaîne des portraits anonymes que sa galeriste place dans les grandes surfaces. Un jour, celle-ci lui transmet une bien étrange commande : une célèbre violoniste lui demande de réaliser le portrait de l’homme qui a tué son fils. Elle veut pouvoir déchiffrer sous les traits de l’homme les caractéristiques de l’assassin. Unis dans la même douleur, la commanditaire et l’artiste ouvrent bientôt la boîte de Pandore, déchaînant tous les démons qui s’y trouvaient enfouis.
- Ici l’intrigue est telle que l’on finit par se perdre dans ces multiples rebondissements et la complexité des personnages. Nous sommes tenus en haleine jusqu’à la dernière page.
Conseillé par Pierre

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S. J. WATSON, Avant d’aller dormir, éditions Sonatines, 2011.

Résumé  :
Chaque matin, c’est le même effroi. La même surprise. En se découvrant dans la glace, Christine a vieilli de vingt ans. Elle ne connaît ni cette maison, ni l’homme qui partage son lit. Et chaque matin, Ben lui raconte. L’accident. L’amnésie...Ensuite, Christine lit son journal, son seul secret. Et découvre les incohérences, les questions, tout ce qu’on lui cache chaque matin, posément. Peut-être pour son bien... Peut-être pas.
- En lisant les premières pages de ce roman, on pense que l’on va finir par se lasser de ces répétitions de chaque réveil. Mais non ! Car chaque jour un nouvel indice apparaît, nous donnant envie de poursuivre. On finit rapidement « accro » au livre. Il faudra attendre la fin pour comprendre enfin tout ce qui ce tramait depuis le début. Ce n’est pas un polar, mais un thriller qui nous tient au corps à chaque instant.
Conseillé par Sabine

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Pascal GARNIER, Le Grand Loin, éditions Zulma 2009.

Résumé :
Père placide et d’humeur conciliante, voilà Marc parti vers le sud avec sa fille Anne qu’il vient d’enlever à son hôpital psychiatrique pour le week-end. Mais la petite escapade tourne bientôt à la cavale. Anne ne veut plus rentrer, surtout pas à l’asile. Elle veut aller loin, très loin, le plus loin possible. Constellée d’incendies bizarres et semée de cadavres, la drôle d’équipée se transforme vite en un hallucinant road-movie. Avec férocité, avec fragilité aussi, les personnages de Pascal Garnier s’accrochent à leurs rêves naïfs ou dérisoires, en éclopés de la solitude fuyant le réel pour davantage s’y perdre. Ange du mal déguisé en cordon bleu ou en tueur à gages flapi, ce sont décidément des gens comme vous et moi, des monstres candides en proie à leur plus chère folie.
Conseillé par Karin

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Fred VARGAS, Sous les vents de Neptune, éditions Viviane Hamy 2004.

La scène du crime a pour lieu Schilik ! En effet la presse annonce qu’une « jeune fille est assassinée de trois coups de couteaux à Schiltigheim »…
Résumé  :
Invités au Québec pour « une formation de deux semaines ciblée sur le traitement des empreintes génétiques », Adamsberg tente de renouer le dialogue avec Danglard, mais il est victime d’un malaise qui le surprendra encore dans la journée, inexplicablement. Adamsberg finit cependant, avec l’aide de Danglard qui lui commente à sa demande un tableau de Neptune, par saisir ce qui l’enserre ainsi : la lecture d’un article de presse, faisant part de l’assassinat d’une jeune fille de trois coups de couteau, vient de faire ressurgir en lui d’atroces souvenirs : ceux de son frère inculpé quelque trente ans auparavant pour le meurtre de sa fiancée à qui il a pu épargner la prison en falsifiant même le dossier à charge, mais qu’il n’a jamais réussi à innocenter, malgré son identification certaine de l’assassin. Le jeune policier qu’il était n’a jamais réussi à faire entendre sa voix, car le meurtrier n’est autre qu’un juge respecté. En désespoir de cause, il a tout de même poursuivi sa chasse, suivant le meurtrier pas à pas, jusqu’au décès de ce dernier. Adamsberg avait donc vu s’envoler à jamais l’espoir d’innocenter totalement son frère. Cependant, quatorze ans après et contre toute logique, il se lance de nouveau sur les traces de ce fantôme avec l’intention de le déloger de son grenier, de le coincer, enfin.
Conseillé par Edouard

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Linwood BARCLAY, Cette nuit là, éditions Belfond 2009.

Résumé :
"Vous vous réveillez un matin, la maison est vide, votre famille a disparu ..." Cynthia a quatorze ans. Elle a fait le mur pour la première fois, telle une adolescente rebelle devant l’autorité familiale. Sauf que, le lendemain, plus aucune trace de ses parents et de son frère. Et aucun indice. Vingt-cinq ans plus tard, elle n’en sait toujours pas davantage. Jusqu’à ce qu’un coup de téléphone fasse resurgir le passé ...
- Une intrigue magistrale qui se joue de nos angoisses les plus profondes. Découvertes troublantes, coups de fil anonymes, messages inquiétants : vingt-cinq ans plus tard, le passé resurgit... Thriller réellement captivant et qui ne se révèle qu’à la fin bien entendu !
Conseillé par Claire


Deux autres livres qui ne sont pas des polars


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John-Maxwell COETZEE, Mickaël K sa vie, son temps, éditions Points 1983.

Résumé :
L’intrigue se déroule dans une Afrique du Sud ravagée par la guerre civile et retrace la vie du simplet Michael K, défiguré par un bec de lièvre, qui est jardinier à la ville du Cap. Michael K traverse un pays qui souffre de ses inégalités, sa guerre et le souvenir de son passé. Le ton est sobre mais précis et aigu, voire bouleversant, et Coetzee emploie un langage dépourvu de sentimentalité. Sa technique de récit est caractérisée par sa parcimonie. Comme toujours chez Coetzee, c’est l’homme que nous rencontrons. Son amour, ses faiblesses, sa barbarie. Michael K renonce à tout, il se dépouille entièrement, perdant jusqu’à sa dignité, à la recherche de l’essence même de son humanité. Le rapport à la mère et les névroses qu’il peut entrainer sont au cœur de ce roman.
- C’est un livre hors du temps. On ne sait rien sur l’Afrique du Sud, ni sur la région où l’on se trouve. Sombre, éblouissant sur la liberté humaine, ce livre nous apprend ce qu’est la véritable dignité. A lire comme une réflexion philosophique sur la vie.
Conseillé par Elisabeth

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Maylis DE KERANGAL, Tangente vers l’Est, éditions La Loupe, 2012.

Résumé :
Dès l’ouverture de ce court roman, on prend le train en marche, en l’occurrence le Transsibérien. Le long du corridor, se presse une foule de passagers de 3e classe, tous encombrés de bagages, d’où se détache une horde de jeunes hommes en tenue vert armée agglutinés dans la fumée de cigarettes, que le sergent Letchov conduit à leur caserne d’affectation en Sibérie. Parmi eux, Aliocha, grand et massif, âgé de vingt ans mais encore puceau. Il préfère s’isoler, lui qui n’a pas su trouver le moyen d’échapper au service militaire. Il n’attend rien de bon de cette vie soldatesque et sent la menace de cette destination hors limite. A l’écart, il commence à échafauder les moyens de fausser compagnie à son régiment. Mais comment se faire la belle sans risque et à coup sûr ? Profiter d’un arrêt à la prochaine gare pour se fondre dans la foule et disparaître. A priori, il a tout à craindre de son sergent. Aliocha croise alors une jeune Occidentale qui va bientôt s’émouvoir de son sort, mais a-t-elle le choix ? Hélène est une Française de 35 ans, montée en gare de Krasnoïarsk. Elle vient de quitter son amant Anton, un Russe rencontré à Paris et récemment revenu au pays gérer un énorme barrage, un homme qu’elle a suivi par amour près du fleuve du même nom. Malgré les barrières du langage, Aliocha et Hélène vont se comprendre à mi-mots. Toute une nuit, au gré d’un roulis engourdissant, ils vont partager en secret le même compartiment, supporter les malentendus de cette promiscuité forcée et déjouer la traque au déserteur qui fait rage, comme une chasse, d’un bout à l’autre du train. Les voilà condamnés à suivre un chemin parallèle, chacun selon sa logique propre et incommunicable, à fuir vers l’Est et son terminus océanique, Vladivostok.
Conseillé par Karin

Compte rendu fait par Marianne


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